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Numériser… oui mais comment ?

Disques 78 tours : Pendant plusieurs décennies les techniques d’enregistrement sur disque n’ont pas été standardisées et ont varié d’un fabriquant à l’autre, d’une période à l’autre. La vitesse de rotation n’a pas toujours été de 78 tours par minute précisément. La largeur du sillon et la courbe d’accentuation fréquentielle appliquée à l’enregistrement ont aussi connu des variations. Pour relire au mieux ces supports, il faut en premier lieu de les nettoyer au mieux, la poussière et autres dépôts étant les premiers obstacles à l’information sonore. Alors on peut choisir la pointe de lecture la plus appropriée : Une pointe trop fine va aller creuser le fond du sillon, dégradant encore ce dernier, tandis qu’une pointe trop large va seulement effleurer le cœur de l’information sonore. Ensuite il peut être nécessaire d’ajuste précisément la vitesse de lecture à l’oreille. Enfin, il convient de rééquilibrer le spectre sonore au cas par cas. Des restaurations supplémentaires peuvent être apportées : réduction du souffle, suppression des clics et des fréquences parasites.

Disques microsillon : Le procédé est similaire à celui de la numérisation des disques 78t, excepté que la largeur du sillon, la vitesse de rotation et la courbe d’accentuation (ici appelée RIAA) sont normalisées. On prend donc un soin particulier au nettoyage et à l’ajustement du poids du bras de lecture pour éviter tout saut de lecture ou bruit de fond trop important. Là encore, en fonction du degré d’usure du disque, des restaurations sonores complémentaires peuvent se révéler judicieuses.

Bandes magnétiques : Elles peuvent demander une préparation mécanique avancée : débobinage sur une autre bobine, amorçage, réparation des collants, nettoyage à sec…autant d’opérations indispensables à une lecture sans heurt permettant la meilleure restitution du contenu sonore. Certaines bandes présentent un défaut particulièrement handicapant : le composé chimique liant les particules magnétiques au support a tendance à se dissocier au contact de l’humidité, rendant la bande "collante" à la lecture. La procédure à suivre dans ce cas est le chauffage des bandes à température contrôlée afin de le déshumidifier. Il est ensuite très important de procéder à quelques réglages élémentaires sur le magnétophone de lecture : optimisation de l’azimut et des niveaux de sortie. Ils permettront en effet d’assurer une restitution la plus fidèle possible de l’enregistrement original.

Compact cassette : Généralement ce support ne présente pas de difficulté particulière, ce qui permet de numériser aisément plusieurs cassettes en parallèle. Toutefois certains cas de bande collante peuvent se présenter, ou de bande cassée nécessitant le démontage de la cassette, voire parfois le changement de coque. Les enregistrements sur cassettes gagnent généralement à recevoir une légère réduction du souffle ainsi qu’une accentuation des fréquences de la voix pour permettre une meilleure intelligibilité.

Microcassette : Issu du monde de la bureautique, les enregistreurs sur microcassette, de type dictaphone, ont parfois permis de collecter des interviews destinées à des fonds d’archives orales. Deux vitesses d’enregistrement sont disponibles : 2,4 cm/s ou 1,2 cm/s. Bien sûr, un support tournant à une vitesse aussi basse ne peut que générer un souffle assez conséquent. Il faut donc en plus de la numérisation des microcassettes prévoir une solution de restauration sonore afin d’éliminer les éléments sonores les plus perturbants et de retrouver une parole intelligible.

Cassette DAT : Le principe du magnétophone à cassette DAT est proche de celui d’un magnétoscope : La bande contenue dans la cassette s’enroule autour d’une tête rotative penchée pour la lecture. Les cassettes DAT sont parmi les supports audio les plus fragiles et les plus menacés. En effet, la bande contenue dans la cassette est particulièrement fine, et défile très lentement. Des études ont montré des pertes de signaux numériques au-delà de trois lectures successives d’une cassette DAT. Aujourd’hui il peut-être nécessaire d’effectuer plusieurs lectures, avec différents appareils, pour assurer un transfert sans erreur d’une cassette DAT.

Minidisc : Ce format étant encore relativement récent (une quinzaine d’années), nous ne disposant pas de beaucoup de recul pour faire des affirmations sur la longévité du support. Nous pouvons simplement dire que nous avons rarement rencontré des problèmes de lecture dus au vieillissement des Minidiscs. Le plus grand risque est la disparition rapide des appareils de lecture de ce format ayant eu une vie plutôt courte, avec différentes normes successives : format original ATRAC SP ; formats LP-2 et LP-4 ; Hi-MD.

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